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Le document est une version du Code pénal tunisien, comprenant les modifications intervenues jusqu’en 2015. Il s’agit d’un texte fondateur qui définit la nature des infractions, les catégories de peines, les conditions de la responsabilité pénale, ainsi que la répression des atteintes à l’ordre public, à l’administration, aux personnes et aux biens. La structure suit une progression classique : après des dispositions générales sur la loi pénale, les peines et la responsabilité, le code énumère de très nombreuses infractions classées par titres et chapitres.
En ce qui concerne les domaines qui relèvent des missions de la FAO – à savoir l’alimentation, l’agriculture, les ressources naturelles, l’environnement et la santé publique – plusieurs dispositions éparses du code présentent un intérêt, même si elles ne forment pas un ensemble cohérent et systématique.
Le code traite d’abord de la protection des eaux destinées à la consommation humaine ou animale. L’article 310 punit d’un an d’emprisonnement le fait de déposer sciemment des substances nocives ou vénéneuses dans l’eau destinée à la consommation, sans préjudice de peines plus lourdes si des blessures ou la mort s’ensuivent. Cette disposition est essentielle pour la salubrité de l’eau, un enjeu central pour la sécurité alimentaire et la santé animale.
Le code s’intéresse également aux manipulations économiques sur les denrées de première nécessité. Les articles 139 à 141 répriment sévèrement les actions visant à provoquer artificiellement une hausse ou une baisse des prix, y compris par la diffusion de fausses nouvelles ou des manœuvres frauduleuses sur le marché. Ces peines sont aggravées lorsqu’elles portent sur des grains, farines, denrées alimentaires, boissons, combustibles ou engrais, avec des peines d’emprisonnement allant jusqu’à cinq ans et des amendes très élevées. Cette préoccupation rejoint directement les objectifs de la FAO en matière de stabilisation des marchés agricoles et de lutte contre la spéculation illicite.
Le code protège aussi les propriétés agricoles et rurales. L’atteinte aux champs est mentionnée parmi les infractions pouvant donner lieu à une peine de travail d’intérêt général, ce qui indique qu’il s’agit d’un délit relativement mineur mais néanmoins puni. La destruction de bornes, le déplacement frauduleux de limites naturelles ou artificielles, ainsi que la dépossession par la force d’une propriété immobilière sont également incriminés. Ces dispositions sont importantes pour la sécurité foncière et la délimitation des espaces agricoles.
Les dommages volontaires à la propriété d’autrui, qu’il s’agisse de biens mobiliers ou immobiliers, sont punis de trois ans d’emprisonnement et d’une amende, avec des peines aggravées si les détériorations compromettent la solidité ou l’existence de la chose. L’incendie fait l’objet d’un traitement particulièrement sévère : mettre volontairement le feu à des cultures, plantations, pailles, récoltes en tas ou en meules est puni de douze ans d’emprisonnement, et la peine de mort est encourue si l’incendie a été suivi de mort. L’incendie involontaire est quant à lui puni de trois ans d’emprisonnement.
Le code prévoit également des infractions environnementales, mentionnées comme pouvant être sanctionnées par le travail d’intérêt général. Les contraventions aux lois sur l’environnement sont donc bien intégrées dans le champ pénal, même si le code lui-même ne détaille pas ces lois spéciales. De même, les nuisances publiques et les atteintes à l’hygiène publique sont réprimées au titre des contraventions, notamment l’abandon de matériaux dans les cours d’eau ou le fait de jeter des corps durs ou immondices sur les propriétés d’autrui.
Enfin, le code protège la santé publique de manière plus générale, avec des dispositions relatives aux épidémies. L’article 312 punit quiconque contrevient aux interdictions et mesures prophylactiques ordonnées en temps d’épidémie, ce qui inclut potentiellement les mesures sanitaires liées aux maladies animales ou aux crises alimentaires.
Edition revue et corrigée le 9 février 2015.
Title:
Code Pénal.
Country:
Tunisia
Type of document:
Legislation
Date of original text:
Date of latest amendment:
Data source:
Files:
Repealed:
No